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Depuis dix ans, les investigations portant sur les processus d’étatisation et de nationalisation des sociétés française et chilienne se sont multipliées. Le premier objectif de ce programme est de faire le point sur ces recherches, de mettre en évidence les points communs mais aussi les divergences des processus analysés tantôt dans le cadre d’une démocratie consolidée tantôt dans le cadre d’une démocratie en construction.
Parmi les axes retenus figurent le développement souvent conflictuel de modèles de politisation, le poids de la contrainte coloniale qui, dans les deux cas, peut servir de révélateur. Par ailleurs, l’intérêt sera aussi d’engager la perspective d’une recherche comparative : sur le mimétisme politique à l’œuvre entre la France et le Chili (en matière administrative et électorale) ; sur les transformations contemporaines de ces processus à l’heure d’une mutation sans précédent des conditions d’exercice de la citoyenneté (flux migratoires et nouvelles structures d’intégration régionale, vote électronique, « mondialisation »). Enfin, dernier axe : l’apparition d’une bureaucratie stato-nationale dans ces deux pays : à quelles logiques sociales répond-elle ? Quelles sont ses caractéristiques principales ? Selon quelle chronologie et sous le poids de quelles nécessités stratégiques, culturelles et politiques s’est-elle imposée sous la forme que nous lui connaissons ?
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